Zaïre – République Démocratique du Congo – BONITE – ARTEMIS

ZAIRE

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Opération BONITE (Mai 1978)

Opération ARTEMIS (Août – Septembre 2003)

Opération BONITE

La ville de Kolwezi est située au cœur de la région minière du Shaba, maintenant Katanga, dans le sud-est du Zaïre. Peuplée d’environ 100 000 habitants en 1978, est très étendue (environ 40 km²), et divisée en quartiers nettement séparés par des collines. Elle est située sur des voies de communications importantes et est dotée d’un aérodrome à 6 km du centre-ville.

En mars 1978, suite à une réunion, les services secrets zaïrois sont informés de l’éventualité d’une opération de déstabilisation dans la région de Shaba. L’homme qui doit mener cette action est Nathaniel Mbumba. Ses miliciens, les « Tigres », sont assistés par des officiers cubains et est-allemands.

La région voisine, le Katanga, s’était déclaré indépendante peu après l’indépendance du Congo belge en 1960 sous le nom d’État du Katanga. S’étant révoltée contre le dictateur Mobutu, le 11 mai 1978, un groupe d’environ 3 à 4 000 rebelles katangais bien armés, venus d’Angola prennent en otage environ 3 000 Européens et commettent des exactions.

Entre 90 à 280 Européens sont tués (selon les estimations). Le président Joseph-Désiré Mobutu appelle alors les États-Unis, la France et la Belgique à l’aide.

Afin de protéger ses ressortissants, la France met le 2e REP en alerte, alors que la Belgique envoie des parachutistes dans une opération séparée dans un cadre strictement humanitaire.

Le 17 mai dans la journée, les légionnaires sont envoyés de Solenzara vers Kinshasa. Ils arrivent à partir de 23 h 15 le lendemain. Les préparatifs sont faits à l’aéroport militaire de Kinshasa. Les 2 Transall de l’armée de l’air française et les 4 C-130 Hercules zaïrois décollent dès 11 heures pour emporter la première vague alors que les parachutistes belges se regroupent à Kamina.

Le 19 mai à 14 h 30, la vague d’assaut, composée de 405 hommes, saute à 250 mètres d’altitude sur l’ancien hippodrome. Six hommes sont blessés par des tirs d’armes légères dès le largage, un autre, atterrissant loin de son unité, est tué et mutilé en pleine rue, sans avoir pu se défaire de son parachute.

Immédiatement, de violents combats de rue commencent, permettant de délivrer des Européens retenus en otage ou qui avaient pu se cacher. La ville est sous contrôle de la Légion dès la tombée de la nuit. Les unités s’installent aux carrefours. Pendant la nuit, les rebelles contre-attaquent en s’infiltrant dans le tissu urbain mais sont stoppés par des embuscades de la Légion. À midi, les premiers otages sont évacués par le terrain d’aviation.

Dans la nuit du 19 au 20, de nouveaux combats ont lieu. Ce n’est qu’en fin de nuit, à 6h30, qu’une deuxième vague de 250 parachutistes est larguée, alors qu’elle était initialement prévue pour la nuit du 18 au 19. Sautant à l’est de la ville, elle prend les rebelles à revers et occupe cette partie de la ville dans la matinée.

En deux jours, les légionnaires prennent le contrôle de la ville, libèrent les 2 800 ressortissants et les évacuent le 21 mai.

Opération ARTEMIS

L’opération Artémis a été déclenchée afin de répondre à une situation d’urgence dans la ville de Bunia (ville du nord-est de la RDC, République démocratique du Congo), marquée par de violents affrontements entre milices ainsi que par une grave situation humanitaire. Cette première opération militaire autonome dirigée par l’Union européenne (UE) vise à stabiliser les conditions de sécurité et à améliorer la situation humanitaire en attendant le renforcement du dispositif de la MONUC (mission d’observation des Nations unies au Congo).

La France est nation-cadre de l’opération Artémis, à laquelle participent plus de dix pays. Menée sur la base de la résolution 1484 du conseil de sécurité de l’ONU, datant du 30 mai 2003, cette opération verra le déploiement d’environ 1800 militaires répartis entre la force multinationale intérimaire d’urgence à Bunia et la base de soutien à vocation interarmées (BSVIA) à Entebbe.

5 militaires français sont tombés pour la France lors des opérations de 1978

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