Rwanda – Opération Turquoise

RWANDA

Opération Turquoise (Juin 1994 – Août 1994)

 

 

L’Opération Turquoise au Rwanda est une opération proposée et dirigée par la France et mandatée par la résolution 929 en date du 22 juin 1994 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Elle a été déployée le lendemain de l’adoption de la résolution le 23 juin 1994 et a pris fin le 21 août 1994. Cette opération devait permettre la mise en place d’une force renforcée de l’ONU sur le territoire Rwandais. Selon la résolution 929, le mandat de la force multinationale de l’opération Turquoise consistait à « contribuer, de manière impartiale, à la sécurité et à la protection des personnes déplacées, des réfugiés et des civils en danger au Rwanda ». Établie une fois largement entamé le génocide des Tutsis et au plus fort de l’offensive militaire qui allait porter au pouvoir le Front Patriotique Rwandais, la zone de sécurité tenue par la force multinationale dans le triangle Cyangugu – Kibuye – Gikongoro au sud-ouest du pays a servi d’abri à ceux qui fuyaient l’avance du FPR.


Le génocide Rwandais.

 Le 6 avril 1994, l’avion du président Rwandais Juvénal Habyarimana est abattu alors qu’il s’apprêtait à atterrir à Kigali. Il n’y aura aucun survivant. L’attentat contre le président sert de détonateur dans le conflit opposant les deux ethnies du Rwanda, c’est alors que débute un génocide coûtant la vie à plus de 800.000 personnes. Parallèlement à ce génocide, la guerre civile entre le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame et le gouvernement intérimaire du colonel Bagosora se retrouve relancée. Devant l’avance du FPR, des milliers de Rwandais fuient vers le Zaïre (actuellement République Démocratique du Congo). Ils seront recueilli par les troupes françaises sur la base de Goma, base ou sera implanté un camp de réfugié et un hôpital de campagne.


Le bilan de cette opération.

Même si le rôle de l’armée française est sujet à controverses, l’opération Turquoise à permit la sauvegarde de milliers de vies parmi les populations réfugiées du Rwanda. Suite à cette opération, l’ONU créera un Tribunal Pénal International pour le Rwanda afin de juger les principaux responsables du génocide.

 Enfin, le déplacement des populations civiles vers le Zaïre relancera la guerre civile et entraînera la chute du pouvoir Zaïrois, ainsi qu’une nouvelle intervention de la communauté internationale, au Congo cette fois.

 Pour l’armée française, malgré l’absence de pertes, cette opération marquera fortement les militaires y ayant participé de part la violence et l’horreur des massacres perpétrés.

 

2300 militaires français ont participés à l’opération entre juin et août 1994.