Côte d’Ivoire – Licorne – ONUCI

COTE D’IVOIRE

LICORNE

ONUCI

Historique.

Cette opération militaire débute en septembre 2002 (début des événements de Côte d’Ivoire), indépendamment de l’opération des Nations unies, dans le cadre des accords de défense signés entre les deux pays le 24 août 1961. La France, puis la CEDEAO (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest), envoient d’importants contingents militaires pour séparer les belligérants. Selon les autorités françaises, soutenues par une résolution des Nations unies, cette interposition aurait permis d’éviter une guerre civile et de nombreux massacres.

Un accord entre toutes les forces politiques est signé en France, à Marcoussis, le 24 janvier 2003. Il prévoit simultanément le maintien du chef de l’État en exercice, le président Laurent Gbagbo, la mise en place d’un gouvernement de réconciliation nationale intégrant des représentants de la rébellion et la mise en œuvre d’un programme abordant les principaux sujets de fond à l’origine de la crise ivoirienne (nationalité, propriété foncière rurale, éligibilité, restructuration de l’armée, désarmement de la rébellion).

L’objectif en est la tenue d’élections démocratiques fin de l’année 2005 (fin octobre), mais celles-ci seront repoussées.

Le 6 novembre 2004, l’aviation gouvernementale ivoirienne effectue un raid aérien sur la position française de Bouaké. On déplore 9 morts et 37 blessés parmi les soldats français. Les forces françaises ripostent, quinze minutes après l’attaque, en neutralisant, sans les détruire, l’ensemble des forces aériennes ivoiriennes. Le président français Jacques Chirac donne l’ordre de destruction de tous les moyens aériens militaires ivoiriens, afin d’empêcher toute nouvelle attaque des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire contre les « rebelles » des Forces armées des forces nouvelles, qui serait contraire aux Accords de Marcoussis, et d’interdire d’autres agressions contre les positions françaises.

Les évènements de novembre 2004, pendant lesquels l’armée française ouvre le feu sur des manifestants ivoiriens hostiles, mettent la force Licorne en position délicate vis-à-vis des populations civiles.

L’opération Licorne a impliqué plus de 5 000 hommes et femmes au plus fort de la crise en novembre 2004. Les troupes françaises ont été ramenées à 2400 militaires depuis août 2007, puis à 1800 hommes à partir de mars 2008.


La mission de la force Licorne

La mission initiale des forces françaises en Côte d’Ivoire (43ème BIMa) a été d’assurer la protection des ressortissants de la communauté internationale en Côte d’Ivoire, à la demande du président Laurent Gbagbo. Depuis le 4 avril 2004, et sur la base de la résolution n°1528 du Conseil de sécurité, la force Licorne a pour mission de contribuer à la sécurité générale en Côte d’Ivoire, en fournissant une capacité de réaction rapide à l’ONUCI en cas d’agression. En vertu de la résolution 1584 du Conseil de Sécurité, Licorne participe également à la surveillance du respect des mesures du paragraphe 7 de la résolution 1572 (paragraphe qui détermine les modalités de l’embargo) et assure une assistance à l’ONUCI en matière de sécurité.

Dispositif français de la force Licorne

Sur le terrain, le dispositif Licorne est constitué 3600 hommes répartis dans 3 GTIA : le GTIA 1 au centre et au nord-est, le GTIA 2 à l’ouest et le GTIA 43 à Abidjan, au sud de la zone de confiance. En ce qui concerne le dispositif air, les hélicoptères de l’ALAT viennent compléter les forces déployées sur le terrain. Le dispositif Licorne a été redéployé au fur et à mesure du déploiement de la force de l’ONUCI sur l’ensemble du territoire ivoirien depuis mai 2004. La réarticulation du dispositif français s’est opérée en toute cohérence avec le déploiement de l’ONUCI en janvier 2005 pour donner encore plus de réactivité à la force. Ce dispositif est complété de 2 escadrons de gendarmerie mobile, formant un sous groupement opérationnel. Il a pour mission d’assister la force Licorne dans la protection des intérêts français en Côte d’Ivoire notamment par la protection de certaines emprises françaises et par sa capacité de contrôle de foule qui est mise à disposition de certains GTIA en fonction des besoins spécifiques.

Un détachement air se trouve actuellement à Lomé (Togo), sous contrôle opérationnel de licorne.


L’ONUCI

La mise sur pied d’une force de la CEDEAO (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest), en Côte d’Ivoire, a été décidée lors du sommet d’Accra, le 29 septembre 2002.

Le déploiement de cette nouvelle force a été soutenu par la France en particulier avec la fourniture de matériel des dépôts pour le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP) et l’action de la force LICORNE.

L’ONUCI a fait preuve de ses capacités opérationnelles, en réagissant parfaitement aux premiers incidents. Elle a également prouvé sa crédibilité : la population lui fait confiance mais également les FANCI et les forces nouvelles. Elle a parfaitement assuré sa mission au niveau de la ligne de cessez le feu et dans la zone de confiance en binôme avec la Force LICORNE. Le 4 avril 2004, la MICECI est intégrée à l’ONUCI.

Afin de remplir la mission qui lui est confiée, l’ONUCI déploie environ 7000 casques bleus.

Environ 200 militaires français (1 compagnie de génie, 10 gendarmes et des officiers insérés au sein de l’Etat major) sont intégrés à l’ONUCI et participent à la mission des casques bleus sous le nom d’opération  » CALOA « .

3700 militaires français sont actuellement présents en Côte d’Ivoire.

9 militaires français sont morts lors du bombardement de Bouaké le 6 novembre 2004