Cambodge – APRONUC

CAMBODGE

APRONUC (1991 – 1994)


Contexte le l’intervention au Cambodge.

Ancien protectorat français intégré à l’Indochine française, le Cambodge a obtenu son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d’Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité en ce qui concerne la guerre du Viêt Nam, mais soutient en réalité la République démocratique du Viêt Nam dès 1966, laissant transiter par son territoire des troupes et des fournitures à destination du Front national pour la libération du Viêt Nam. Alors débute le contentieux khméro-vietnamien, des incidents frontaliers qui ont poussé les Vietnamiens à passer la frontière en 1979.

Confronté, à partir de 1967-68, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges – des rebelles communistes d’inspiration maoïste -, Norodom Sihanouk, doit se résoudre à confier le 14 août 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d’une aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l’étranger et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d’endiguement du communisme en Asie du Sud-Est.

Avec l’appui de la Chine, les Khmers rouges déclenchent alors une véritable guerre contre les forces gouvernementales. Dès 1970 les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent et sauvent provisoirement le régime. Mais lorsqu’en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n’ont pas réussi à arrêter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la Chine communiste prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime autoritaire maoïste.

Le 25 décembre 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, provoquant l’effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thaïlande fait alors rage dans le pays.

Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989, l’ONU décide l’envoie d’une force ayant pour mission le rétablissement de la démocratie et le respect du cessez le feu.


L’ACTION DE L’ARMEE FRANÇAISE AU CAMBODGE.

 

Le contingent français comptait au plus fort de la mission 1.475 hommes, soit environ 10% des effectifs militaires de l’APRONUC. C’était le second contingent en importance après l’Indonésie.

Il était composé :

Du détachement interarmées, composé d’environ 620 hommes, se divisant en plusieurs composantes, certaines purement nationales, d’autres internationales :

L’état-major international de l’APRONUC. Le commandant en second de la composante militaire était un général français.

Le commandement des éléments français (COMELEF)

L’unité aérienne, équipée de 3 avions de transport Transall et de 6 hélicoptères Puma

Les observateurs militaires (United Nations Military Observers – UNMO)

La compagnie de génie de Seam Reap et le détachement de génie de Sisophon

La compagnie internationale de police militaire (Military Police Company – MP Coy)

 

D’un bataillon d’infanterie d’environ 850 hommes étant chargé d’assurer la présence de l’ONU dans le sud du pays, d’acheminer les combattants adverses de leurs zones de regroupement vers des zones de cantonnements aménagées à et effet. Les militaires français ont ensuite désarmé les combattants et surveillé le bon déroulement des élections.

 

Durant cette opération, les troupes françaises ont aussi participée au déminage du pays suite aux nombreuses années de guerre.

 

4 militaires Français sont tombés pour la Paix et la France au Cambodge.

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