Afghanistan – ISAF

Présentation

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, la France choisissait de participer dans un cadre multinational et sous mandats de l’ONU à deux opérations militaires en Afghanistan : Enduring Freedom et la F.I.A.S (Force internationale d’assistance à la sécurité ISAF en anglais).

La participation française à la FIAS, porte le nom d’opération « PAMIR ». Elle tend à aider le gouvernement afghan à établir un bon niveau de sécurité dans Kaboul et ses environs.

La France participe à l’opération  » Liberté immuable  » ( Enduring Freedom) sous commandement des Etats-Unis. Cette opération, nommée « Héracles » pour la partie française, vise à lutter contre le terrorisme international et notamment le réseau Al Qaïda.

Opération Héracles

Participation française à l’opération Enduring Freedom, le dispositif Héracles, comprend une action de formation à destination des cadres de l’ANA (Armée Nationale Afghane) avec l’opération « Epidote ». Il intègre de même une composante maritime, terrestre et aérienne.

 Epidote

L’opération « EPIDOTE » est l’une des composantes françaises de l’opération américaine « ENDURING FREEDOM » ».

Elle désigne la participation française à la formation de l’armée nationale afghane (A.N.A.).

Ce détachement remplit actuellement trois missions :

  • l’assistance et le conseil aux instructeurs des officiers des bataillons de l’armée nationale afghane.
  •  l’assistance et le conseil aux instructeurs des officiers formés aux méthodes, techniques et procédures d’état-major.
  •  la formation directe des officiers d’administration et de renseignement au sein de l’école d’état-major ainsi que la formation des sapeurs démineurs au centre d’entraînement militaire de Kaboul.

 Opération PAMIR

Participation française à la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité ISAF en anglais), l’opération Pamir compte environ 1100 militaires répartis essentiellement au sein du bataillon français à Kaboul mais également insérés dans l’état-major et au sein des provincial reconstruction team (PRT) de Kunduz, de Mazar-i-Sharif et plus récemment d’Herat.

Le bataillon français a une mission de contrôle de zone des quartiers Nord de la ville et de la plaine de Shamali. Son action est à la fois préventive et dissuasive.

La mission du bataillon français comporte plusieurs volets :

Sécurisation et contrôle de zone

Le bataillon français conduit des missions de sécurisation et de  contrôle de zone au Nord-Ouest de Kaboul, dans la partie Nord de la zone de responsabilité de la FIAS et au profit des implantations de la FIAS.

Les militaires français organisent des patrouilles ; chaque jour, à pied et en véhicule au contact des Afghans et des check-point en liaison avec la police locale. Ils assurent de même la surveillance des abords des points sensibles comme l’aéroport.

Ces actions sont à la fois préventives et dissuasives.

Dépollution

Le bataillon contribue aussi à la dépollution des abords de Kaboul par le ramassage quotidien et la destruction de munitions non explosées, obus ou mines principalement, qui constituent un réel danger pour la population. Sur une année, les militaires français ont détruit environ 450 tonnes de ces munitions.

Action civilo-militaire

L’action civilo-militaire se positionne en interface entre la Force, l’environnement civil  et les acteurs humanitaires.  Elle facilite l’établissement de liaisons et de relations durables et fiables entre les différents interlocuteurs sur le théâtre. Elle permet, par des réalisations concrêtes de satisfaire les besoins primaires et vitaux de la population.

Le détachement  français d’action civilo militaires (CIMIC) est composé de 3 officiers, 5 sous-officiers et 6 militaires du rang. Il s’organise sur le terrain en quatre équipes tactiques (1 sous-officier, 1 militaire du rang et 1 interprète).

La  zone d’action du détachement CIMIC du bataillon, représente environ 500 villages et prés de 1 million d’habitants, Les villages sont visités par les équipes CIMIC en moyenne une fois par mois, ce qui a permis d’établir une cartographie de la zone (ethnies, ressources économiques, écoles, dispensaires sanitaires).

Depuis mai 2002, la CIMIC française a développé plus de 300 réalisations, allant de la simple réparation de pompe manuelle à eau à la construction d’écoles (Katacha, inaugurée en février 2005, Kata Kheyl en juillet 2005, Peymonar en novembre 2005, adduction d’eau à la clinique de Tara Khel en janvier 2006 ou le pont de Kwaja-Chest en mars 2006).

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