Deux hélicoptères se percutent : 13 soldats français tués au Mali

AFP_594949-01-07.jpgL’Élysée a annoncé la mort de treize militaires français au Mali, dans la collision accidentelle de deux hélicoptères.

Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des djihadistes, a annoncé ce mardi l’Élysée.

Emmanuel Macron a salué « avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel », a indiqué la présidence dans un communiqué.

« Cette terrible nouvelle endeuille nos armées, la communauté de défense et la France toute entière », a réagi dans un communiqué la ministre des Armées, Florence Parly, en précisant qu’« une enquête (a été) ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame ».

Parmi les victimes, figure le fils de l’ancien ministre et sénateur centriste français Jean-Marie Bockel, a confirmé ce dernier à l’AFP. Sept des militaires tués appartenaient au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau (sud-ouest), et quatre autres au 4e régiment de chasseurs de Gap (sud-est).

 

« Aucun des militaires embarqués n’a survécu »

 

L’accident est survenu lundi soir dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, Niger et Burkina Faso, pendant une « opération de combat ».

« Engagés au sol depuis quelques jours, des commandos traquaient un groupe de terroristes, décelés quelques heures plus tôt, qui évoluaient en pick-up et à motos. Très rapidement, ils ont été renforcés par des hélicoptères et une patrouille de Mirage 2000 », a précisé l’état-major des Armées dans un communiqué.

« Un hélicoptère Cougar, avec à son bord six commandos de montagne et un chef de mission, a alors été engagé pour coordonner l’ensemble des moyens, tout en étant en mesure d’intervenir pour assurer l’extraction immédiate d’un élément au sol », ajoute le texte. « Vers 19 h 40, pendant la manœuvre destinée à préparer l’engagement de l’ennemi, l’hélicoptère Cougar et un (hélicoptère) Tigre sont entrés en collision, s’écrasant à courte distance l’un de l’autre. Aucun des militaires embarqués n’a survécu », précise l’état-major.

 

« Indéfectible solidarité de la Nation »

 

Emmanuel Macron « s’incline devant la douleur de leurs familles et de leurs proches et leur adresse ses plus sincères condoléances, en les assurant de l’indéfectible solidarité de la Nation », précise l’Élysée.

Le président « exprime son soutien le plus total à leurs camarades de l’armée de terre et des armées françaises. Il tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission. Il les assure de son entière confiance », conclut le texte.

 

38 militaires français tués au Mali depuis 2013

 

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l’intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l’opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l’explosion d’un engin explosif.

Le dernier accident mortel d’hélicoptères dans l’armée remonte à février 2018, lorsque deux hélicoptères d’une école de l’armée de Terre s’étaient écrasés dans le Var, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez, après une collision en vol, faisant cinq morts.

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