La Marine a rencontré des « aléas technique » lors du tir des missiles de croisière

A la suite de l’article de La Lettre A sur les problèmes rencontrés par la Marine nationale lors des frappes contre la Syrie, une source navale reconnaît que «  certains missiles ne sont pas partis  » à la suite d’«  aléas techniques  ». La Marine et les industriels concernés (Naval Group et MBDA) n’ont pour l’instant pas d’explications.

Selon nos propres informations, qui vont dans le sens de celles de La Lettre A, la planification initiale prévoyait le lancement d’un nombre de Missiles de Croisière Naval (MdCN) «  supérieur aux trois  » finalement effectués. En réalité deux salves de trois devaient être tirées et une seule a pu l’être dans le créneau de temps imparti.

Trois frégates multi missions (FREMM) armées avec des MdCN étaient déployées en Méditerranée orientale, ainsi qu’une frégate antiaérienne. Les FREMM étaient l’Aquitaine, l’Auvergne et le Languedoc – c’est cette dernière qui a tiré.

Selon le scénario que nous avons pu reconstituer, une première salve n’est pas partie (1). Une autre frégate «  en spare  », c’est-à-dire en réserve pour faire face à genre d’éventualité, a pu prendre le relais et délivré trois MdCN. Lorsque le groupe naval s’est retrouvé en situation de délivrer une nouvelle salve, le «  temps très court  » de la fenêtre de tir prévue par la coalition était passé. «Nous avons raté le créneau. L’heure du tir est déterminée en fonction de l’endroit où se trouve le bateau », précise un proche du dossier.

Il s’agissait du premier emploi opérationnel du MdCN et ce «  couac  », selon l’expression de La Lettre A, n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour la Marine nationale, même si la pertinence de ce système d’armes n’est pas en cause, y explique-t-on.

Combien de missiles devaient être tirés par les Français dans la nuit de vendredi à samedi ? Le chiffre n’est pas public, mais il est problablement de seize. On sait que douze (9 Scalp et 3 MdCN) l’ont été. Le sort du dixième Scalp embarqué par les cinq Rafale (2 par appareils) n’est pas non plus connu avec précision. Si l’on se rapporte à la planification de la frappe de 2013, seize missiles devaient être tirés, selon des informations non confirmées.

 (1) La Lettre A affirme que c’est également le cas d’une deuxième à bord d’une autre frégate – ce que nous ne pouvons ni confirmer ni démentir)

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