Le chef d’état-major doit-il défendre le budget des armées ? …….OUI

En marge d’un déplacement sur le Tour de France, le président Emmanuel Macron est revenu mercredi soir sur la démission du général de Villiers, estimant que « ce n’est pas le rôle du chef d’état-major » des arlées de défendre le budget, « mais celui de la ministre ». Selon le chef de l’Etat, le nouveau Cema « aura des troupes à conduire, des opérations à mener, des capacités à défendre et à proposer au chef des armées, qui est le président de la République. C’est comme ça que la République fonctionne bien ».

La réalité budgétaire semble toutefois un peu plus complexe que cela, comme le rappelait un rapport du Sénat (souligné par nous) : « Dans le cadre général de la LOLF, (…) le programme d’équipement des forces ou « P 146 » poursuit deux objectifs : – mettre à la disposition des forces les armements nécessaires au succès de leurs opérations ; – assurer une efficience maximale de la dépense d’équipement. Le P 146 présente la particularité unique d’être placé sous une responsabilité conjointe : celle du chef d’état-major des armées (CEMA) et celle du délégué général pour l’armement (DGA). Aux termes du décret n°2009-869 du 15 juillet 2009, le CEMA est responsable de la « cohérence capacitaire des opérations d’armement, des relations internationales militaires et de la définition du format d’ensemble des armées » ; le DGA est responsable de « la recherche, de la conduite des opérations d’armement, de la coopération internationale, de la politique technique ainsi que du maintien et du développement de la base industrielle technologique et de défense (BITD) ». Dans la pratique qui s’est dégagée depuis l’entrée en vigueur de la LOLF, il revient au CEMA de définir les besoins opérationnels des armées et au DGA de choisir les voies et moyens de satisfaire ces besoins. »

 

Share and Enjoy





Laisser un commentaire

Vous devez être loggué pour poster un commentaire.