Sangaris, c’est fini… mais l’armée française reste à Bangui

Pour l’armée française, la République centrafricaine (RCA), c’est un peu le sparadrap qui colle au doigt du capitaine Haddock. Impossible de s’en libérer totalement…

Ce lundi, l’opération Sangaris a officiellement pris fin au cours d’une cérémonie présidée par Jean-Yves Le Drian au camp militaire de M’Poko, à Bangui. « Sangaris a rempli sa mission » a déclaré le ministre de la Défense, ajoutant : « Vous aviez trois missions : mettre fin au chaos, accompagner les forces internationales et permettre la tenue d’élections. Ces trois missions sont remplies. » Toutefois, « ce n’est pas parce que l’opération Sangaris s’achève que la France abandonne la Centrafrique », a-t-il aussitôt ajouté.

Déclenchée le 5 décembre 2013, Sangaris – du nom d’un papillon local – aura donc duré près de trois ans. Avant Sangaris, il y avait eu Barracuda, Almandin, Boali… comme le rappelle une note de l’armée de terre sur 45 ans d’opérations militaires françaises en Centrafrique.

350 militaires français resteront présents dans le pays, répartis en trois composantes. Une partie d’entre eux servira au sein des casques bleus de la Minusma, notamment pour y mettre en oeuvre des drones tactiques SDTI qui ne sont pas sortis depuis le retour d’Afghanistan en juin 2012. Environ 80 militaires serviront au sein de l’EUTM-RCA, l’opération européenne de formation de l’armée locale. Enfin, un élément de soutien national restera présent. En cas de dégradation de la situation, des forces prépositionnées à Abidjan (43ème Bima) pourront intervenir.

Si la situation est beaucoup moins dramatique qu’il y a trois ans, le calme reste très précaire. Des violences récurrentes sont signalées : vendredi 25 personnes ont encore été tuées par des groupes armés dans le secteur de Bambari .

 

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